Célia, Le Jour ou La Magie s'éveilla

Et si un jour La Magie déferlait sur le monde que nous connaissons..?
 
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 [France, Lorient] - Ruptures

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Morgan Salaùn
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MessageSujet: [France, Lorient] - Ruptures   Mer 12 Avr - 22:16

Comme tous les matins, Morgan trainait dans le port de plaisance à proximité du collège Auguste Brizeux où il était scolarisé. Ses cours ne commençaient que dans une heure, mais il était mieux ici, au milieu des bateaux, que chez lui. Les discussions qu'ils pouvaient avoir avec ses parents se résumaient au strict minimum, c'était de plus en plus pesant. Peut-être était-ce dû à ce que l'on appelait la crise d'adolescence, mais il supportait de moins en moins cette situation alors il partait de plus en plus tôt de chez lui préférant flâner dehors.

Il marchait en regardant les bateaux de plaisance qui se balançaient doucement au gré de la faible houle qui régnait dans le port, le temps était humide et froid, le crachin qui tombait depuis la veille au soir lui glaçait les os et rendait l'atmosphère épaisse. Les lampadaires de l'éclairage public qui déversaient littéralement leur lumière orangée sur la scène et le calme ambiant donnaient l'impression à Morgan d'évoluer dans un décor de cinéma. C'était ainsi tous les matins ou presque, il passait de moins en moins de temps chez lui et de plus en plus à flâner, seul, s'évadant par la pensée.

Il s'assit sur une bite d'amarrage et resta là, immobile, prenant tout simplement le temps de vivre, de prendre conscience de ce qui l'entourait, de l'air, de l'eau, de la planète entière, c'était comme ça qu'il s'évadait de son quotidien peu enviable. C'était d'autant plus drôle qu'il se rapproche de la Nature, que lui, en tant que Magicien, était plutôt une exception contre-nature. En tout cas, c'est ce que tout le monde semblait penser.

L'heure du début des cours approchait, il allait devoir laisser la Nature et s'immerger une nouvelle fois dans le monde des Hommes, retrouver tous ces regards suspicieux, ces moqueries de la part des filles et cette oppression permanente. Il lui arrivait fréquemment de se demander si, aprés tout, ce n'était pas lui qui était un peu trop paranoïaque, mais rapidement une situation de conflit lui rappelait que non.

Il se leva mollement, il avait du mal à quitter la danse sereine des bateaux, puis réajustant son sac sur l'épaule, tourna les talons et se dirigea vers le collège.
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Morgan Salaùn
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MessageSujet: Re: [France, Lorient] - Ruptures   Jeu 13 Avr - 22:10

A mesure qu'il s'approchait du collège, la foule augmentait. Les voitures des parents qui amenaient leur progéniture encombraient la rue et provoquaient le même embouteillage tous les matins. Morgan slaloma rapidement entre les véhicules et entra dans le collège. Dans la cour les gamins s'égayaient dans tous les sens, ils criaient, couraient, bref! Tout ce qu'il faut pour arriver en classe bien énervés.

Morgan se dirigea directement dans le coin à l'écart où il avait l'habitude de s'asseoir en attendant la sonnerie, que cela soit celle du début des cours comme ce matin, ou celle de la fin de récréation. Il se posa nochalamment sur les marches d'escalier, le crachin le frigorifiant toujours. La plupart des élèves, eux, se précipitaient sous le préau afin d'échapper à cette pluie glaciale. Alors qu'il observait ses camarades il fut tiré de ses pensées par une voix goguenarde :
"Alors? T'es dans ton seau? Tu trempes??"
Il leva la tête en direction d'où venait la voix et reconnut Elvan Dugast entouré de ses inséparables lieutenants bêtes à manger du foin. Dugast était une petite frappe comme on en a tous connu à l'école. D'habitude Morgan était du genre à éviter les conflits, non pas par lâcheté, mais ça ne l'interessait tout simplement pas de perdre son temps avec des imbéciles comme Elvan. Mais aujourd'hui, il en avait assez de subir les humiliations de cette grosse brute, il allait le calmer si il était excité.
"_ Qu'est-ce que tu veux Dugast...
_ Oh! Mais l'a pas l'air jouasse le mutant! Hein les gars?"

Gros rires gras trahissant l'intelligence de la part de son public.
"_ J't'aime pas Salaùn, j't'ai jamais aimé d'ailleurs...
_ Eh ben t'es pas le seul, prends un ticket. Si c'est tout ce que t'as à dire, lâche-moi et dégage...
_ De quoi? Mais t'es fou toi? Comment tu me parles? T'as envie de bien commencer la journée toi!"

Joignant le geste à la parole, Dugast empoigna le blouson de Morgan et s'apprêtait à le frapper. Morgan émailla un sourire sur son visage et regarda Elvan droit dans les yeux. Sa main droite le long du corps, il commençait à signer et sentait cette sensation agréable de la montée d'énergie que procurait la formulation de la Magie.
"_ Ecoute Dugast, tu me traites tout le temps de mutant alors que t'as jamais vu de quoi j'étais capable, tu sais simplement ce que t'as entendu ailleurs. Lâche-moi, où je vais te faire une demo personnalisée...
_Ah parce que tu crois que tu me fais peur morpion? Je vais te montrer va!"

Morgan finit ses signes et lâcha sa Magie. Elvan Dugast fut brutalement projeté dans les airs, il fit un vol plané de cinq ou six mètres et s'écrasa lourdement sur le sol. Il tenait encoreà la main un morceau du blouson de Morgan qui s'était arraché lorsqu'il fut propulsé. Les benets suiveurs du chef étaient estomaqués lorsque Morgan passa devant eux pour se diriger vers Dugast. Celui-ci se relevait difficilement, tout son côté gauche endolori, il pleurait, humiliation terrible pour le caïd du collège. Toute une gamme d'émotions passait tour à tour dans son regard, la rage, la peur, la haine, Il eut un mouvement de recul lorsqu'il se rendit compte que Morgan se dirigeait vers lui et hurla :
"_ Dégage! M'approche pas sale mutant! M'APPROCHE PAS!!
_ Eh ben alors? T'es dans ton seau? Tu trempes Dugast?"
_ Monsieur Salaùn!"

Morgan tourna la tête et vit le regard sévère de madame Le Gallo, la directrice du collège qui le toisait derrière ses petites lunettes en métal.
"_ Que se passe-t-il ici?
_ C'est Salaùn m'dame! Il a pété un boulon! Y veut m'faire du mal C'est une saleté de mutant! Y m'a envoyé valser sans m'toucher!"
cracha Dugast.
"_ Mais vous avez perdu la tête monsieur Salaùn! Ce n'est déjà pas facile de gérer des gens tels que... Tels que vous! Mais si vous devenez agressifs je serai obligé de prévenir les autorités, vous m'entendez?
_ Mais m'dame La Directrice...
_ Ca suffit! Suivez-moi dans mon bureau, je vais convoquer vos parents. Les pauvres! Je ne voudrais pas être à leur place!"

Morgan était attéré, elle ne lui avait pas laissé une chance de s'expliquer! Il était un Magicien, alors bien sûr, il était obligatoirement le fautif. Ca n'était plus possible, il fallait qu'elle entende sa version.
"_ Attendez! M'dame, c'est pas ma faute. J'ai rien demandé moi, cet imbécile de Dugast passe son t...
_ J'ai dit, ça suffit!
_ Mais écoutez-moi, gast!
_ Ah parce que tu jures en plus? Bravo! Belle éducation! Tu vas me suivre immédiatement sale gosse!"

Madame Le Gallo, se pencha vers lui, l'attrapa par le bras et l'entraina avec elle. Morgan signa et bouscula la directrice. Elle se retourna prête à lui crier dessus, mais il ne lui en laissa pas le temps, il claqua des doigts et les lunettes de madame Le Gallo furent éjectées de son visage et s'envolèrent. Il signa tout de suite derrière et la repoussa si violemment qu'elle finit sur les fesses. Elle était muette de stupéfacton (Il faut dire qu'elle aussi ne connaissait des Magiciens ce qu'elle avait pu en voir dans les médias). Morgan ne demanda pas son reste et s'enfut à toutes jambes.

Il allait partir, loin, trés loin. Quitter Lorient. Il ne savait pas où il irait, mais il s'éloignerait de ses parents, de ce collège, de cette région qui ne lui avait apporté que tristesse et amertume depuis qu'il était devenu un Magicien. Oui, il était temps qu'il vole de ses propres ailes, quatorze ans c'était peut-être un peu jeune, mais il n'en supporterait pas d'avantage, si ça continuait il pourrait devenir beaucoup plus violent que ces quelques bousculades qu'il avait exécuté aujourd'hui.
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Morgan Salaùn
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MessageSujet: Re: [France, Lorient] - Ruptures   Mer 19 Avr - 22:49

Morgan traversa la rue devant le collège sans même regarder si une voiture arrivait. Le véhicule pila de justesse et le conducteur baissa sa vitre pour lui hurler dessus mais il ne l'entendit même pas, il était déjà loin. Naturellement il se dirigea vers le quai des Indes pour rejoindre son cher port de plaisance. Hors d'haleine, il se réfugia derrière une petite vedette en cale sèche pour rénovation afin de reprendre son souffle...
**Gast! Qu'est-ce que j'ai fait? Maman va me tuer! Mais pourquoi elle a pas voulu m'écouter cette vieille rombière?! Ils vont m'envoyer en pension c'est sûr! Ou dans un de ces instituts pour les "spéciaux" comme ils ont déjà montré à la télé !**
En effet depuis quelques mois, des institutions spécialisées avaient vu le jour où les parents dépassés par les évènements envoyaient leur progéniture magique afin qu'ils soient "guéris" quand ils en ressortiraient. Morgan n'osait pas penser aux méthodes employées pour arriver à un tel résultat. Lui savait qu'il n'était pas atteint d'un mal que l'on pouvait guérir, il savait qu'il était comme ça, comme s'il était né ainsi. Il était un Magicien et ça s'arrêtait là.

Il était entrain de fixer son blouson en lambeaux, il ne pouvait pas s'empêcher de sourire en pensant à la tête de Dugast quand il s'était senti soulevé et qu'il avait entamé son court vol d'initiation. Le trou béant dans le blouson le frigorifiait vraiment, il n'était pas du genre frileux, mais là, c'était vraiment trop froid et le crachin qui ne cessait pas n'arrangeait pas les choses. Il pensa rentrer chez lui pour se changer mais que dirait sa mère de le voir à la maison si tôt?
**Oh mais elle doit aller faire des courses ce matin! J'aurais bien une heure devant moi pour faire mon sac et... Et partir...**
Sa décision de partir n'était pas récente, cela faisait un moment qu'il y songeait mais il ne pensait pas que cela se passerait de cette manière. Et dire que tout ça c'était la faute de ce gros balourd de Dugast. Morgan ne savait pas s'il devait lui en vouloir ou au contraire le remercier d'avoir précipiter les choses ainsi, car peut-être n'aurait-il jamais eu le courage de rompre avec tout ce qu'il avait toujours connu.

Il se mit en route et en cherchant son sac au sol, il se rendit compte qu'il était resté au bas des marches dans la cour du collège. Il était hors de question d'y retourner le chercher. Serrant les haillons de son blousons au tour de lui, il se rendit vers la rue Olivier de Clisson où se trouvait l'appartement qu'il occupait avec ses parents, c'était à peine à cinq minutes du collège. Tout en marchant il fut pris d'une angoisse : Il était clair que la directrice avait dû appeler sa mère, elle n'irait pas faire de courses ce matin, mais avec un peu de chance elle irait au collège pour s'expliquer avec madame Le Gallo. Il changea alors d'itinéraire et préféra arriver par le chemin le plus long étant presque sûr que sa mère passerait certainement par les boulevards du Maréchal Joffre et Philippe Leclerc, elle n'était pas trés douée pour se repérer dans la ville, bien qu'elle y habitât depuis de nombreuses années maintenant, elle s'arrangeait toujours pour prendre le chemin le plus simple dans son idée même si ce n'était pas toujours le plus court. Morgan décida donc de passer totalement à l'opposé et prit par la rue de la Patrie, rue de Liège et rue du Couedic.

Une fois engagé dans la rue Olivier Clisson, il marcha sur le trottoir opposé de celui de son appartement, sur le qui-vive, prêt à se cacher derrière une voiture au moment ou il verrait sa mère. Il fut bientôt devant le numéro 88 et décida d'attendre un petit moment, il ne s'agissait pas de croiser sa mère dans l'escalier. Il se rencogna sous le porche d'un immeuble un peu avant le sien et resta là, faisant mine de s'abriter de la pluie, mais ne quittant pas l'entrée de son propre immeuble des yeux. Grand bien lui prit d'être si prudent, au bout de quelques minutes il vit sa mère sortir et ouvrir un parapluie, un air plus que sévère sur le visage. D'où il était, Morgan croyait même déceler de la déception, ce qui le surprit un peu puisqu'il pensait que ses parents n'attendaient pas grand chose de lui. Ceci le déstabilisa un peu, il n'était plus aussi sûr de sa décision de partir tout à coup, des larmes lui montaient aux yeux, la plus grande confusion l'envahissait. Sa mère prit à droite en direction du boulevard Joffre comme il s'y était attendu. Il resta un moment pelotonné contre le porche, ne sachant plus trop quoi faire. Puis tout ce qu'il avait subi depuis dix ans, le regard suspicieux de tous ces gens à son encontre et même de ses propres parents lui redonna ce courage qui l'avait quitté un bref instant. Morgan traversa la rue et trottina rapidement vers l'entrée de son immeuble.

A l'intérieur, il fouilla dans ses poches et en tira un trousseau de clefs, il monta les trois étages quatre à quatre et à peine la porte d'entrée de chez lui ouverte il s'y engouffra et la referma immédiatement derrière lui, Il n'avait pas envie de tomber sur la vieille Le Vouedec leur voisine. Morgan se dirigea dans le salon et s'effondra dans le canapé, abasourdi. C'était ici et maintenant que son avnir allait se jouer, soit il attendait le retour de sa mère et accepterait l'énorme engueulade (il n'y avait pas d'autre mot) qui l'attendait, soit il préparait son sac et en route pour l'aventure (Ce n'était pas spécialement une partie de plaisir qui s'annonçait pour autant), il avait son destin en main et à quatorze ans, c'est trés lourd à porter...
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Morgan Salaùn
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MessageSujet: Re: [France, Lorient] - Ruptures   Mar 25 Avr - 22:45

Morgan se tenait dans l'embrasure de la porte et observait sa chambre. Au fond se trouvait son lit qui ressemblait plus à un champ de bataille, ses draps et couvertures étalés de manière anarchique, il ne faisait pas son lit et sa mère ne s'en occupait pas davantage. A côté il y avait son bureau sur lequel régnait un désordre tout aussi anarchqiue, des livres de cours se battaient âprement pour trouver une place au milieu de la dizaine de crayons et stylos, de feuilles volantes et de l'ordinateur sans âge que son père avait récupéré auprés d'un de ses collègues de travail. Morgan ne pouvait pas faire grand chose avec, l'évolution galopante de l'informatique l'avait rendu obsolète depuis bien longtemps. Sur la chaise était entassées plusieurs couches de vêtements, de temps en temps sa mère venait les récupérer afin de les laver mais il avait le droit à une sévère réflexion au cours du repas du soir. Ce n'était pas pour autant qu'il emmenait régulièrement son linge sale dans le panier prévu à cet effet dans la salle de bain, Morgan ne souhaitait pas énerver sa mère, il n'y pensait tout simplement pas et croyait que nombre de garçons de son âge avaient le même comportement, seulement les relations avec leur famille devait être un peu meilleures que celles qu'il entretenait avec ses parents.

Il attrapa le grand sac à dos qui tranait sous son lit et l'ouvrit sur sa chaise de bureau. Il entreprit ensuite de le remplir avec les affaires qui étaient rangées dans la grande armoire contre le mur opposé de celui du bureau, puis il tria les affaires entassées sur la chaise et enfourna dans le sac celles qu'il souhaitait emmener avec lui. Il farfouillé dans les couverture sur son lit afin de retrouver le vieux walkman qu'il possédait, il devait d'ailleurs être le dernier gosse sur Terre à écouter sa musique sur un baladeur à cassette. Il lui était même devenu trés difficile de trouver des cassettes vierges dans les magasins, aujourd'hui c'était le tout numérique et les baladeurs à disque dur étaient devenus la norme. Il le laissa tomber dans le sac et y jeta presque tout de suite le chargeur pour les piles. Morgan avisa la chambre et chercha ce qu'il avait pu oublier. Son regard s'arrêta sur son bureau ou presque caché par le désordre, trônait une photo de ses parents. Elle avait plus de dix ans cette photo, il n'avait pas quatre ans, ils étaient heureux à l'époque... C'était avant qu'il soit capable de ces choses. Il prit la photo et la rangea dans une poche latérale de son sac, aprés tout, lui les aimait ses parents, même si la réciproque n'était peut-être pas vraie, c'était en tout cas ce qu'il ressentait...

Morgan se rendit à la cuisine et fit la razzia sur tous types de gâteaux secs, sucrés, salés peu importe, il avait conscience qu'il ne remangerait pas un bon repas chaud avant un moment. Il remplit son sac de ses victuailles et le jeta sur son épaule, se dirigea vers l'entrée et attrapa une bouteille d'eau au passage dans le pack qui y était rangé. Au moment ou il allait serrer la poignée et sortir il s'arrêta net. Il y avait du monde sur le palier! C'était la vieille Le Vouedec qui était en pleine discussion. En jetant un oeil dans le judas, Morgan vit que la vieille voisine entretenait le facteur. Cette bonne femme recevait un nombre incroyable de colis, à croire qu'elle commandait dans tous les magasines de vente par correspondance, le facteur montait lui livrer ses paquets tous les jours. Morgan avait toujours connu le facteur sur le palier, jamais la vieille ne l'avait invité à boire un café chez elle pour le remercier de sa peine. Cela dit, le café ne devait pas être une boisson trés prisée chez la Le Vouedec, la bouteille de rouge y avait trés certainement volé la place., même à neuf heures du matin. L'aprés-midi la vieille faisait une longue sieste devant les séries à l'eau de rose qu'elle ne manquait pour rien au monde, bref! Elle cuvait en regardant la télé.

Et elle causaut, elle causait!
** Mais laisse-le donc continuer sa tournée vieille folle!!**
Morgan trépignait intérieurement, si ça continuait, il allait se retrouver entre deux feux, impossible de sortir et sa mère pouvait rentrer à tout moment. Il retourna s'asseoir dans le canapé, il pouvait entendre le babillage de la vieille Le Vouedec de là. Bizarrement, il était plutôt calme, il n'appréhendait pas ce qu'il était sur le point de faire : Fuguer. Eh oui! Il allait fuguer, quitter Lorient, ses parents, le collège, cet abruti de Dugast et vivre sa vie. Il pensait monter à la capitale. Paris! Une grande ville, quoi de mieux qu'une grande ville pour s'y cacher et surtout pour y passer inaperçu? Car il avait le secret espoir que ses parents allait tout faire pour le retrouver, ça le mettait d'ailleurs mal à l'aise. Ils seraient certainement effondrés de voir que leur petit garçon avait disparu, il espérait que tel serait le cas, ça le rassurerait de se rendre compte qu'aprés tout, ils l'aimaient.
Il se rendit compte en sortant de ses réflexions que le palier semblait être redevenu calme, il se leva et alla regarder par le judas et s'aperçut que la vieille était rentrée et que le facteur n'était plus là non plus et reparti à sa distribution de courrier. Morgan attrapa son sac, le jeta sur son épaule, ouvrit précocioneusement la porte pour lui éviter de grincer, la referma tout aussi délicatement et commença à descendre les escaliers pas à pas.

Arrivé dans l'entrée, il posa la main sur la poignée de la lourde porte vitrée en fer et eut un moment d'hésitation, imperceptible, mais qui était là quand même. Il l'ouvrit et se retrouva sur le trottoir. Il ne sut quelle direction prendre, c'était ça la liberté. Il pouvait aller où bon lui semblait et bêtement, lui, il ne savait pas.

Il décida de partir dans la direction d'où il était venu pour éviter de croiser sa mère qui devait être sur le chemin du retour. Madame Le Gallo avait dû brosser un beau portrait de Morgan, le tout bien emprunt de la haine qu'elle nourrissait pour les Magiciens. Ostensiblement, Morgan se dirigeait vers la gare.
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Morgan Salaùn
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MessageSujet: Re: [France, Lorient] - Ruptures   Mer 3 Mai - 12:10

En arrivant devant la gare, Morgan se rendit compte qu'il avait, dans sa hâte, totalement oublié de prendre de l'argent. Il ne devait pas avoir plus de 10 euros en poche, ça allait être dur de payer un billet jusqu'à Paris avec une somme si dérisoire. Il ne voyait qu'une solution, faire le passager clandestin. Il entra dans la gare et leva les yeux vers le panneau d'affichage annonçant les trains en partance. Il repéra un TGV qui faisait la liaison directe pour Paris et qui partait à 9h30, seulement il déchanta vite en consultant sa montre, il était 9h40.
**Gast! Je l'ai loupé de rien! Si seulement cette vieille bique de Le Vouedec avait fermé son grand clapet sans emmerder le facteur avec ses histoires!!**
Le prochain train en direction de Paris partait à 11h43, mais il n'était pas direct, il passait par Nantes. C'était d'abord un trajet en train Corail puis la correspondance en TGV. Cela n'allait déjà pas être facile, mais si en plus il fallait changer de train! C'était au dessus des forces de Morgan. Il chercha alors le prochain TGV direct pour Paris et il y en avait un qui partait à 11h59 et arrivait à la gare Montparnasse à 16h1O. C'était celui-là qu'il allait prendre, mais échapper aux contrôleurs pendant plus de quatre heures n'allait pas se faire sans mal, ça risquait même de tourner en sport de haut niveau. Mais avant toute chose, sa première difficulté serait de monter à bord. Depuis presque dix ans une loi avait été votée par le gouvernement qui renforçait sensiblement la sécurité pour l'accès aux lieux publics ainsi qu'aux transports comme le train ou l'avion.

La loi était passée comme une lettre à la poste, en effet, un gamin avait fichu un bazar pas possible à l'Hôtel Matignon, il y avait eu des blessés et le jeune, lui, avait été abattu. C'était un jeune Réciteur qui voulait s'en prendre au premier ministre de l'époque. Cette esclandre avait donné des idées à d'autres Magiciens, ainsi avait-on vu fleurir nombre d'attaques terroristes contre les représentants de l'Etat ou ses institutions. Morgan se souvenait mal de cette époque, il n'avait que cinq ans à l'époque, mais il en avait tellement entendu parler par la suite qu'il connaissait bien le sujet. C'est également à cette époque qu'avait été mis en place une politique de regroupement des Magiciens dans des villes dédiées, le gouvernement souhaitait pouvoir contrôler ses concitoyens hors normes. Ce n'étaient pas véritablement des prisons ou des camps, cela ressemblait plus à ces villes de retraités hypersécurisées comme on en trouve aux Etats-Unis ou dans le sud de la France, sauf que là, on sécurisait surtout les gens normaux.

Morgan se dirigea vers les quais et alla s'asseoir sur un banc, faisant mine d'attendre un train, qui s'étonnerait d'un garçon assis dans une gare avec un sac à dos à ses pieds? Il attendait forcément son train. Il ouvrit son sac et farfouilla aprés un paquet de gâteaux sec et en mangea quelques-uns, but une gorgée d'eau et resta là, impassible, patient, calme, absent même. La pluie avait cessé, le ciel restait lourd et chargé, d'un gris profond variant légèrement en fonction de l'épaisseur de la couche de nuages qui défilait au-dessus de sa tête. Ce qui l'entourait lui semblait hyperréaliste, les couleurs humides ressortaient de manière saturée sous ce ciel de plomb. Il était 1Oh15. Cette fichue montre n'avançait pas!

HJ : Petit chapitre, mais j'ai pas eu le temps de faire plus long ^^
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Morgan Salaùn
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MessageSujet: Re: [France, Lorient] - Ruptures   Sam 6 Mai - 2:47

Aprés avoir fait les cents pas plus d'une fois un peu partout dans la gare et ses alentours, en prenant bien soin de ne pas se faire remarquer, Morgan entra une énième fois dans la gare pour enfin, tenter de monter à bord du TGV qui le conduirait à Paris, il était 11h40. Il y avait déjà du monde qui attendait sur le quai devant les barrières qui en condamnait l'accès. En effet pour lutter contre les différents attentats menés par les Magiciens dissidents hostiles à la discrimination des spéciaux, servie par le laxisme calculé du pouvoir en place, l'accès aux trains n'était plus libre comme on avait pu le connaître avant l'Eveil de La Magie. Désormais, il fallait montrer patte blanche et avoir un ticket en bonne et due forme pour pouvoir grimper à bord des wagons. Les réservations étaient obligatoires sur tous les trains et bien entendu, également à bord des TGV.

Morgan se mêla à la cinquantaine de personnes qui attendaient, dont un groupe d'une quinzaine d'enfants de son âge qui devait partir pour un voyage quelconque. Il se demanda si ces gosses ne seraient pas son pass pour monter dans le train. Les billets devaient être en possession de l'adulte qui s'occupaient d'eux, et dans la cohue des gamins surexcités à l'idée de partir, il devait pouvoir passer sous le nez des policiers. Eh oui, des crédits avaient été débloqués il y a huit ans pour développer de nouvelles brigades au sein de la Police du Rail, chargées de contrôler les montées dans les véhicules ferroviaires, ils étaient armés comme tous policiers normaux, ces brigades ressemblaient comme deux gouttes d'eau aux brigades de policiers classiques. Morgan avisait les gens qui l'entouraient pour savoir grâce à qui il pourrait monter dans le train et il semblait clair que le groupe de gosses turbulents semblait la meilleure solution. Imperceptiblement, il chercha à se rapprocher de ce groupe, il ne fallait pas qu'il soit à la traine.

C'est à ce moment qu'il eut cette sensation. Comme lorsqu'il signait et cristallisait sa Magie, mais c'était différent, plus diffus, mais pas moins puissant pour autant, comme une sorte de bruit de fond. C'était légèrement oppressant, impressionnant plutôt, impressionnant au sens premier du terme, ça le gavait littéralement d'impressions, même s'il n'aurait pas su les décrire exactement. Il chercha des yeux autour de lui ce qui pourrait être à l'origine de son malaise, mais rien ne lui laissa penser que quelquechose ou quelqu'un pouvait en être à l'origine. Morgan s'éloigna du groupe de personne et la sensation qui l'envahissait diminua trés rapidement alors qu'il n'était pas à plus d'un mètre des premières personnes, puis, il se rapprocha à nouveau du groupe et aussitôt la sensation revint. Morgan était perplexe, que se passait-il? Un Magicien? Un Magicien dans cette petite foule? Il n'avait jamais rencontré d'autre Magicien jusque là. Plus il y réfléchissait et plus Morgan était convaincu que la sensation qu'il ressentait était dûe à un Magicien noyé dans cette foule.

Les policiers du rail ouvrirent les barrières et commencèrent à effectuer leurs contrôles pour l'accès au train. Morgan se rapprocha du petit groupes d'enfants et attendit un noeud dans l'estomac de pouvoir s'engouffrer dans la brêche qu'il souhaitait. L'adulte qui s'occupait du groupe s'avança vers un des policiers et présenta les titres de transport puis bientôt laissa passer le groupe. Morgan les suivit de prés, et au moment où il allait passer la barrière, il sentit une main se poser sur son épaule et entendit :
"- Bonjour Messieurs! Dites-moi, mon petit frère ici-présent a perdu son billet, comment peut-on faire pour que cette tête d'ahuri puisse monter dans le train avec moi?"
Morgan leva les yeux vers le jeune homme qui le tenait par l'épaule, les yeux ronds comme des soucoupes, il n'eut même pas le réflexe de se dégager. Le plus gradé des policiers s'avança vers eux :
"- Venez par ici, on va voir ce qu'on peut faire...
- Ah merci Sergent! A cet âge-là les enfants sont vraiment peu soigneux! Je suppose qu'on ne pourra pas se faire rembourser le ticket de train perdu?
- Ah non, là je crois que vous en êtes de votre poche."

Se tournant vers Morgan, le jeune homme poursuivit :
"- T'en feras jamais d'autres, toi! Depuis que Maman est à l'hôpital tu ne fais que des bêtises! Allé! Donne-donc ta carte d'identité au sergent!
- Vous allez à Paris?
demanda le Sergent.
- Oui, notre mère est hospitalisée à l'hôpital Georges Pompidou, elle expérimente un nouveau traitement contre le cancer à l'Institut National du Cancer...
- Oh ben c'est pas trés drôle tout ça...
- Oh vous savez Sergent, son cancer a été dépisté à temps, on a bon espoir qu'elle s'en sorte.
- Ben j'vous l'souhaite!"

Morgan restait interdit, il ne savait pas quoi faire, s'il se sauvait il mettait son projet en péril ainsi que ce jeune homme qui était entrain de l'aider. Celui-ci se tourna alors de nouveau vers lui :
- Eh ben alors? T'as quand même pas perdu ta carte d'identité avec? Si??
- Euh... Non, non..."
bredouilla Morgan, il fouilla dans son blouson et extirpa son portefeuille et donna sa carte d'identité au jeune homme
- Ah ben quand même! Le jeune homme tendit la carte au sergent.
- Bruno Le Menn... et la petite tête en l'air... Yvonnick Le Menn... Bien! Je vous établis donc un titre de transport pour Paris."
Le sergent pianota les deux noms sur son ordinateur portable et consulta le fichier des personnes recherchées ainsi que celui des 'Spéciaux' recherchés, sa requête ne retourna rien. Morgan récupéra sa carte d'identité et constata qu'en effet, dessus il s'appelait dorénavant Yvonnick Le Menn, mais ce nom s'effaçait peu à peu et il pouvait distinguer son vrai nom apparaître en dessous.
- Range-moi ça! Un ticket de train ça suffit, alors ne va pas perdre ta carte d'identité pour couronner le tout!
Morgan s'éxecuta sans rien dire. Le jeune homme, aprés avoir payé le billet, attrapa Morgan par la main et l'entraîna vers le train. Ils arrivèrent à hauteur de leur wagon, grimpèrent dedans puis aprés un troc avec d'autres voyageurs pour obtenir des places côte à côte, ils s'installèrent et attendirent le départ du train.

Morgan était silencieux, il n'osait même pas regarder le jeune homme à côté de lui. De son côté, le jeune homme mince, au visage anguleux, les cheveux d'un noir profond et les yeux marrons, regardait droit devant lui sans dire un mot.
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Morgan Salaùn
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MessageSujet: Re: [France, Lorient] - Ruptures   Sam 13 Mai - 14:22

Le TGV avait quitté la gare depuis dix minutes maintenant, et les deux garçons ne s'étaient pas encore adressés la parole. Le jeune homme regardait toujours devant lui, le regard fixe, absent. Ses mains formaient des signes avec une grande agilité.
**C'est pas possible? Il est entrain de faire de la magie avec tous les gens qui nous entoure!! Il est fou! On va avoir des ennuis à ce train là!**

'- Merci pour..." commença Morgan, mais l'autre lui intima le silence avec un "Chut!". Morgan s'éxecuta et baissa la tête.
**Gast! Où je m'embarque déjà? Ca fait trois heures que je suis libre et j'ai déjà des ennuis, enfin non, ce ne sont pas des ennuis, mais c'est une situation bizarre quand même... Mais qu'est-ce qu'il fabrique??**
Morgan sentit une élévation de l'énergie magique de son compagnon quand celui-ci relâcha son sort, ses signes terminés, seulement, il ne remarqua rien de changé, qu'avait-il bien pu faire? C'est à ce moment que le jeune homme prit la parole :
"- Je m'appelle Sylvain Borisek, je suis comme tu t'en doute quelqu'un comme toi, un Magicien comme ils disent de manière polie. Et toi tu t'appelle Morgan n'est-ce pas?
- Mais?
- Comment je le sais?
Sylvain eut un petit rire. J'ai modifié ta carte d'identité, non?
- Ah oui c'est vrai... Merci d'ailleurs, je ne sais pas comment j'aurais pu monter à bord sans votre aide.
- Pas de "vous" s'il te plait, tu peux me tutoyer. C'est normal de s'entraider, on ne peut pas dire qu'on soit trés populaire vis-à-vis des normaux hein?
- Non... Ils ne nous aiment pas beaucoup... Mais dites-moi... Euh... Dis-moi, qu'as-tu fais avec tes signes?"

Pour seule réponse, Sylvain se mit à chanter à tue-tête la comptine "Une souris verte", puis à hurler comme un damné. Morgan ouvrit des yeux ronds et regarda autour de lui s'attendant à voir réagir les gens, mais il n'en fut rien. Chacun vacquait aux occupations que l'on trouve quand on prend le train, lire, écouter de la musique, discuter etc...
"-Tu comprends?"
Morgan acquiesca de la tête, il n'aurait pas pu répondre, il était soufflé, ce Magicien avait-il envoûté toutes les personnes du wagon? Sylvain le regardait amusé et répondit à ses questions :
"- J'ai créé une bulle qui nous isole du reste du train. Pour les autres nous faisons comme tout le monde, nous discutons, nous lisons etc... Bref! On sera tranquille pour discuter ces prochaines quatre heures...
- Wow! T'as l'air d'avoir un sacré pouvoir! Moi je serais incapable de faire tout ça!
- Que tu dis mon jeune ami, que tu dis...
- Quoi? Tu veux dire que je pourrais faire tout ça?
- Pas maintenant c'est un fait, mais sache que nous autres Magiciens ne sommes pas cantonnés à notre pouvoir principal. Disons que le pouvoir qui se manifeste le premier est l'aptitude naturelle, mais La Magie est en nous et avec de l'entrainement on peut faire ce qu'on veut ou presque, il faut trouver les bons moyens..."

Morgan était abasourdi par ces révélations, il avait bien constater qu'avec le temps il était capable de soulever des objets de plus en plus lourds sans se faire mal, mais de là à faire tout à fait autre chose il était surpris, d'ailleurs en y réfléchissant, il n'avait jamais pensé qu'il en était capable. Il y a quelques mois il avait tenté de soulever un lourd rocher en forêt, il avait signé cinq minutes durant et lâché son sort, il avait bien cru que sa tête allait exploser, il avait eu un mal fou a contrôler l'energie magique qui s'élevait en lui, elle grimpait, elle grimpait et un mal de tête aigu montait en puissance au fur et à mesure que l'énergie magique le quittait pour aller agir sur le rocher. Celui-ci avait légèrement bouger avant que Morgan n'arrête son sort, il dut y mettre une conviction énorme puis il tomba à genoux, terrassé par son mal de tête, un goût métallique dans la bouche.
"- Alors? C'est quoi ton aptitude principale?
- Moi? Eh bien je suis capable de soulever des objets par la force de la pensée en signant.
- Ah! Tu es un Signeur tout comme moi. Mais dis-moi qu'est-ce qu'un gamin de ton age fait monté dans un train illégalement en direction de Paris?
- Euh... Je rentre chez mon père, j'étais chez mes grands-parents là...
- Ah oui d'accord... Et tu n'as pas d'argent pour te payer le billet..."
dit Sylvain sur un ton ironique.
Morgan baissa de nouveau la tête, mal à l'aise. Sylvain reprit avec un sourire :
"- Tinquiète! Je m'en fiche en fait, tu vis ta vie, je ne suis pas flic...
- Ok... Et toi alors? Qu'est-ce que t'es capable de faire? Parce que d'aprés ce que j'ai vu jusqu'à maintenant, t'as l'air drôlement puissant!
- Oh tu sais, je suis encore un petit Magicien moi aussi, j'expérimente, je cherche, j'évolue... Je peux générer des illusions comme tu as pu le voir par toi même, créer des bulles illusoires plus complexes comme celle-ci. et bien d'autres choses..."


A priori, Sylvain ne souhaitait pas trop en dire sur l'étendue de ses capacités, mais le simple fait de savoir que les possibilités étaient plus grandes que ce qu'il avait cru jusqu'à maintenant, mettait du baume au coeur de Morgan.
"- Dis, tu pourrais m'apprendre à développer d'autres techniques?
- Eh bien, en réalité il n'y a pas vrament de technique, il faut comprendre ta Magie, être à son écoute en quelque sorte... Chacun d'entre nous aborde sa Magie différemment, tout ceci réside dans la manière que chacun réfléchit, modélise, signe etc.. Les cheminements de pensée sont trés importants dans ce processus et nous pensons tous différemment, notamment les Magiciens. Ne t'attends tout de même pas à devenir aussi puissant que moi demain, tout ceci est long et demande un apprentissage et un développement psychologique important afin de maîtriser le flux de magie... Tu comprends ce que je veux dire?"

Morgan n'était pas sûr de réellement comprendre ce dont parlait Sylvain, mais il était néanmoins décidé à essayer de faire évoluer sa Magie.

Les deux garçons parlèrent ainsi tout le long du voyage, Morgan réussit même à générer quelques étincelles grâce aux conseils de Sylvain, mais cela l'avait laminé et ce fichu mal de tête l'avait repris. Bientôt, le train arrivait en vue de la gare Montparnasse et de la capitale. Morgan allait débarquer à Paris avec la vie devant lui et de nouvelles ambitions, il était un Magicien et il deviendrait l'un des plus puissants et on écoute toujours les puissants. Il pourrait peut-être faire changer les choses et les comportements...
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Morgan Salaùn
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MessageSujet: Re: [France, Lorient] - Ruptures   Sam 20 Mai - 1:06

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